A l’appel de l’Union Confédérale des Retraités FORCE OUVRIERE et des autres Unions Confédérales de Retraités, ils étaient dans la rue pour exprimer leur mécontentement quant à la baisse considérable du pouvoir d’achat qu’ils subissent depuis plusieurs années et réclamer une hausse immédiate et significative des retraites.
500 personnes à Nîmes, 700 à Toulouse, 750 à Nantes, 300 à Saint Nazaire, 800 à Caen, 500 à Rennes, 1 000 à Toulouse, 1500 à Lyon, 250 à Troyes, 500 à Toulon, 6 000 à Paris... (cette liste n’étant pas exhaustive) ont défilé, avec des délégations importantes sous la bannière FORCE OUVRIERE.
La participation a été à la hauteur de la détermination et de la colère des retraités. Ils entendaient contester l’arrêté limitant à 1,10 % au 1er janvier 2008 la revalorisation des pensions de retraite du régime général et des fonctionnaires au prétexte d’un soi-disant « trop perçu » en 2007. La conférence de revalorisation des pensions qui s’était tenue le 20 décembre dernier n’avait pas permis d’obtenir une révision à la hausse, toute décision éventuelle dans ce sens étant reportée à l’issue de la négociation à venir sur la réforme des retraites alors même que l’insuffisance du coefficient de 1,1 % avait pourtant été reconnue par le Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.
« Le second semestre pour une nouvelle revalorisation, c’est trop loin » a estimé le Secrétaire général de l’Organisation qui était venu soutenir la manifestation parisienne et qui demande « au minimum 1,6 % de plus » pour les retraites.
La revalorisation de 1,1 % pour 2008, largement inférieure aux prévisions d’inflation, est non seulement une injustice infligée à 13 millions de retraités mais est aussi ressentie comme une véritable « provocation » au regard des hausses régulières du coût de la vie qui menacent de faire encore glisser un certain nombre de retraités dans les trappes de la précarité.
Sur le terrain, dans les différentes structures FO de retraités, nombreux sont ceux qui nous ont fait part de leurs difficultés, de leur ressentiment par des courriers, des appels téléphoniques ou des courriels qu’ils ont adressés.
Pour l’UCR-FO, cette manifestation de retraités est un succès dont nous pouvons nous féliciter. C’est le résultat de l’engagement de nos structures de retraités qui ont su s’organiser dans un laps de temps très court et ont reçu le soutien de nombreux camarades.
A l’issue de la manifestation parisienne, une délégation inter-UCR a été reçue à Matignon par le Conseiller social du Premier ministre afin de lui faire part des revendications des retraités et plus particulièrement de l’augmentation, sans délai, des retraites. Benoît Jayez, Secrétaire général adjoint de l’UCR qui représentait l’UCR-FO, a précisé que les retraités FO exigeaient une augmentation immédiate des retraites et des pensions, sans attendre l’issue des négociations prévues sur les retraites. Le conseiller social du Premier ministre a déclaré prendre acte des positions des UCR et s’est engagé à intervenir auprès du Premier Ministre.
Face aux enjeux de la question des retraites, les camarades retraités Force Ouvrière sont bien conscients que la mobilisation et l’action de tous, actifs, chômeurs et retraités du privé et du public sont indispensables et ils sauront répondre aux appels à la mobilisation, à l’initiative de la Confédération.
La lettre de l’Union Confédérale des Retraités » UCR-FO France - Trimestriel n°65 – Avril 2008